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Un an après assassinat d’un avocat :Déni de Justice à Bafoussam

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Poignardé le 28 septembre 2016, Me NOUAYOU Edy Michel est décédé trois semaines après. Mais jusqu’à nos jours aucune enquête n’a été diligentée. Les autorités judiciaires et les membres du barreau des avocats du Cameroun sont accusés de laxisme par le FFci, une organisation de défense des droits humains à laquelle appartenait l’avocat stagiaire. Lire intégralement le communiqué de cette organisation…
Nous portons l’attention de l’opinion nationale et internationale que notre organisation, FFCI (Frontline Fighters for Citizen’sInterests), a été victime d’une grande injustice en date du 28 septembre 2016. Ce jour, une fois de plus d’être , aux environs de 21 heures, un de nos membres en la personne de Me NOUAYOU Edy Michel né le 24 octobre 1979 à Moudjo, a été violemment agressé et poignardé à plusieurs reprises au niveau de l’omoplate gauche au lieu dit « Montée Boulangerie départementale à Tougang-Ville à Bafoussam » par une personne non identifiée, qui s’est fondu dans la nature juste après son forfait. Alertés M. MOWHA a pris toutes les dispositions pour conduire l’infortuné aux urgences de l’Hôpital Régional de l’Ouest à Bafoussam où il est admis en soins intensifs et devrait subir dans les prochaines heures des examens approfondir afin qu’il soit déterminé la gravité de ses blessures. Nous sommes autant inquiets que quelques minutes avant cette barbarie perpétrée à l’encontre de ce membre de FFCI, il venait de quitter l’Hôtel Le Président de Bafoussam, où quelques minutes plutôt il était en séance de travail avec le président national de cette organisation MOWHA Franklin.

Les autorités policières de la ville de Bafoussam étant saisi n’ont pas manifestées leur réaction. Et plus d’un an après aucune réaction des pouvoirs publics. Egalement, le barreau des avocats du Cameroun est resté silencieux jusqu’à nos jours. Contrairement aux instructions données par Me Francis Ngnié Kamga, rien n’a été fait. Au contraire certains avocats se sont mis à proférer des menaces contre notre organisation. Ce qui nous laisse croire que cette histoire suscite des inquiétudes et des interrogations chez nos membres et sympathisants. On se demande si une chaine de persécution n’a pas été programmée contre MOWHA Franklin et ses proches, question de les réduire au silence. Du fait que les multiples dénonciations de violations des droits de l’homme à l’actif de FFCI ne sont pas du gout des pouvoirs publics, notamment les autorités administratives, judiciaires et policières, et même des pontes du Régime qui se nourrissent de l’impunité.
Fort de ce qui précède, le FFCI demande aux autorités Camerounaises de prendre toutes les mesures qui s’imposent afin que les auteurs de l’assassinat de Me Eddy Nouayou soient interpellés et conduits devant mes autorités judiciaires. Nous sollicitons aussi que des actions soient engagées en vue de la protection de M. Mowha et ses collaborateurs. Car leur engagement pour la défense des droits humains participent à la promotion d’un Etat de droit et de dignité.
ONWARD Erica Bih

Secrétaire General Adjoint

 

 

Ampliations :

– Premier Ministre : Philémon YANG, Chef du gouvernement, Tél. : (+237) 22 23
92 54 / 22 23 57 60 / 22 23 57 50 / 22 21 00 42, Fax : (+237) 22 23 57 65.
– Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Laurent ESSO
Tél. : (+237) 22 23 55 56, Fax : (+237) 22 23 55 59, Yaoundé.
– DGSN, Yaoundé Délégué Général à la Sûreté Nationale : Martin MBARGA
NGUELE Tél. : (+237) 22 20 30 93 / 22 20 22 80 Fax : (+237) 22 21 00 69
– CONAC, Tél. : (+ 237) 22 20 15 00 / 22 23 07 53, Fax : (+237) 22 20 37 30, Yaoundé.
– PG Cour d’Appel Ouest,
– PR, Bafoussam,
– DRSN Ouest, Tél. : (+ 237) 33 44 14 19.
– RHEDAC, Tél. (+237) 33 42 64 04 / 96 08 02 73, Douala, [www.redhac.org].

 

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