Accueil Société L’église catholique en guerre contre l’administration fiscale à l’Ouest Monseigneur Dieudonné Watio épingle Luc Désiré Nkono pour harcèlement fiscal.

L’église catholique en guerre contre l’administration fiscale à l’Ouest Monseigneur Dieudonné Watio épingle Luc Désiré Nkono pour harcèlement fiscal.

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Annoncé dans un short list pour remplacer Modeste Mopao à la tête de l’administration fiscale au Cameroun, le chef de centre régional des impôts de l’Ouest  est accusé d’harceler fiscalement les établissements du diocèse de Bafoussam.

Interpellé par le gouverneur de la région de l’Ouest suite à la correspondance adressée par le clergé au Premier ministre, l’inspecteur des impôts dit avoir agi conformément à la loi…Luc Désiré Nkono semble retrouver un air de sérénité suite au dernier mouvement au sein de l’administration fiscale à l’Ouest. La sanction administrée à l’égard d’Alexis Tonga, relevé des fonctions de chef de centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) de Bafoussam et suspendu de l’administration fiscale par le ministre des Finances (Minefi) sonne comme une mise à l’écart d’un caillou dans la chaussure du chef de centre régional des impôts de l’Ouest.

Signalons que le nouveau chef Cime à Bafoussam s’appelle Pietol, ancien cadre à la Dge à Yaoundé. Reste que les sanctions infligées à Tanga Awono qui se comportait comme « un chef de centre régional adjoint » au point de porter main sur Moussa Nassourou courant mars 2017   permettent à Luc Désiré Nkono de se débarrasser d’un « courtisan zélé et hautain ». Car son « protégé» à été suspendu pour une période de deux mois et relevé de ses fonctions.

Faut-il noter qu’également, Moussa Nassourou a été relevé de ses fonctions de chef de la brigade des contrôles et vérifications au Cime Bafoussam puis blâmé par le Minefi. Par contre, Aminou Hamidou-« force tranquille et mémoire vivante »-du centre régional des impôts de l’Ouest-a été muté à Yaoundé comme inspecteur vérificateur à la direction des grandes entreprises. Il devra retrouver sur sa route comme supérieur hiérarchique, Ahmadou Mohaman, directeur adjoint chargé des contrôles et des vérifications à la dge. Celui-ci, a été chef de centre régional des impôts de l’Ouest entre décembre 2012 et février 2016.  Avant d’être promu à la Dge.

Ce qui conforte la position de certains analystes qui voient la région de l’Ouest comme une porte d’entrée…pour la conquête des postes de responsabilité au sein du pôle central de l’administration fiscale. On connait l’histoire de l’inspecteur Mbita après avoir quitté l’Ouest…Reste que Luc Désiré Nkono serait sur la short list pour remplacer Modeste Mopao critiqué par certains pontes du régime à cause de l’austérité des mesures prônées pour moderniser l’administration fiscale au Cameroun. Le débat se poursuit…sur sa réussite et son échec…Mais les protagonistes à la succession ne se fatiguent point. Les lobbies Mbamois pensent que Luc Désiré Nkono pourrait bien faire l’affaire.  En tout cas, Booto A Ngon est passé par là.

127 millions de francs qui dérangent la place

Mais la confrontation engagée entre lui et le diocèse de Bafoussam via cette correspondance de Monseigneur Watio qui l’accuse de menacer de fermeture les écoles et collèges catholiques pour non paiement de certains impôts. Il s’agit notamment de la taxe foncière sur les résidences des cadres ou des impôts sur les ouvrages  produits dans les centres de formation et destinés à la vente.

En fait invité le jeudi 147 septembre dernier pour une communication publique lors de la sectorielle de la délégation régionale du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle à l’Ouest, Luc Désiré Nkono a été explicite : pour lui, l’impôt ne connait pas de moral. Tout ce qui est rentable est imposable. Il a précisé que les bâtiments scolaires et les églises ne sont pas imposables parlant de taxes foncières. Mais pour lui, les ouvrages logés dans les campus et générant des revenus ou certains de résidence des cadres sont assujettis. Mais le clergé catholique n’entend pas baisser les bras…

Surtout que de nombreux dossiers sales sombrent dans les tiroirs de l’administration fiscale à l’Ouest. On se demande bien à quel niveau se trouve la procédure enclenchée contre une certaine Jasmine suspendu pour avoir 120 millions des caisses    des timbres au niveau de l’émi-émigration de Bafoussam. Mme Essama est aussi accusé d’avoir détourné 7 millions de francs Cfa….et on attend sa suspension. Ce sont des procédures qui interpellent la responsabilité de Luc Désiré Nkono. Car les forfaits en question ont été commis sous son règne comme chef de centre régional des impôts de l’Ouest. Nous y reviendrons.

Guy Modeste DZUDIE

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