Accueil Politique Groupement Bafoussam :Revendication, le peuple Bafoussam victime de l’histoire ou manque ou une élite sans profil de l’emploi !

Groupement Bafoussam :Revendication, le peuple Bafoussam victime de l’histoire ou manque ou une élite sans profil de l’emploi !

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Ce peuple pense être écarté du « gâteau national » après le réaménagement ministériel du vendredi 02 mars 2018 dernier. Face au préfet de la Mifi en tournée de prise de contact à la place des fêtes de la chefferie de ce groupement, les élites Bafoussam ont exprimé et soutenu mordicus de voir l’un des leurs dans les sphères de prise de décisions gouvernementales le mercredi 14 mars 2018 dernier.

Dans les discours de circonstance, les idées fusent vers un objectif commun : la récompense des sacrifices consentis. Les élites Bafoussam dans leurs expressions pensent que « le retour est inexistant » après des suffrages exprimés en faveur du parti au pouvoir. Une situation que les Bafoussam qualifient de « criard » et « inhumain ».  Lors des échanges avec l’autorité préfectorale, ce peuple pense qu’il « n’y’a pas le respect de l’équilibre tribale dans les nominations dans les sphères de l’Etat. Nommer aussi les gens parce qu’ils sont Bafoussam. Nous revendiquons le contrepoids non fondé sur la compétence, ni sur la performance », lance une élite. « Aux grands maux de grands remèdes », a-t-on coutume de dire. « C’est regrettable pour un haut cadre de tenir ces propos dans une République. Vous êtes loin du débat. C’est une attitude qu’il ne faut pas avoir. Défaitiste, nombriliste. Il faut être efficace dans la démarche. Présentez-nous ce que les Bafoussam ont fait. Vous êtes dans une attitude qu’on a fait ceci, on a fait cela. Présentez ces types de doléances au niveau macro, à Yaoundé. Ce n’est pas un problème de tel quartier ou tel village. Vous avez faites des motions de soutien et de déférence pour dire remercier au président de la République pour la confiance renouvelée au ministre secrétaire adjoint des services du premier ministre et aujourd’hui, et aujourd’hui, vous dites le contraire », rétorque le préfet Chaibou.

Unité d’esprit

Selon eux, les souverains Bafoussam ont mis gracieusement leurs terres pour l’installation des services de l’Etat à Bafoussam, jusqu’à présent, ce peuple n’a jamais eu un retour légal. « Nous sommes au centre et c’est la périphérie qui bénéficie de tous les privilèges. Une situation malheureuse qui est contraire à ce que nous observons dans les autres arrondissements chefs-lieux des régions où l’Etat protège, défend et soutient les peuples autochtones qui sont minoritaires. Malgré tout ce qui précède, l’élite Bafoussam soutient le chef de l’Etat dans sa vision au niveau national et international, partage entièrement sa philosophie politique depuis 1982. Malheureusement, pas de feed-back positif. La problématique que nous posons est une question générationnelle. L’élite Bafoussam d’aujourd’hui dénonce ces injustices dont le peuple subit depuis des années », exprime-t-il.

« Dans un environnement comme Bafoussam qui est à l’image de toutes les autres villes, chefs-lieux des régions, où la contradiction domine tous les débats politiques, l’opposition monte en puissance. Nous peuple Bafoussam avons aussi besoin des moyens pour convaincre les plus sceptiques. Convaincre ceux qui pensent que les peuples autochtones de Bafoussam sont abandonnés. Pour cela, nous souhaitons que nos fils et filles soient nommés dans les cercles de pouvoirs et de décision au sein de l’appareil de l’Etat pour susciter l’espoir au sein de ce peuple. A plus de 50 ans de l’indépendance de notre pays, nous n’avons jamais bénéficié de ce privilège. Aussi pour faciliter la formation de nos fils et filles, nous souhaitons qu’une université d’Etat ou grande école de l’université de Dschang soit créée à Bafoussam comme c’est le cas dans tous les autres arrondissements, chefs-lieux de région. Si cela est fait, ça sera pour notre simple justice. Ces revendications sont légitimes. Ne nous faites pas perdre de vue que le ministre secrétaire général adjoint des services du premier ministre fait notre fierté même s’il est seul à ce niveau. Nous disons au chef de l’Etat que le peuple a des hommes et femmes prêts à servir l’Etat », soutient le président des élites Bafoussam.

« Je voudrais interpeller le préfet afin qu’il accompagne de manière permanente les fils et filles Bafoussam sur les chantiers des grandes réalisations qui ont cours à Bafoussam. A cet effet, nous sommes disposés à vous apporter à travers un cahier de charge les aspirations profondes de ce peuple à travers une liste des élites Bafoussam que nous mettrons à votre disposition. Nous souhaitons que vous en fassiez bon usage. En tout cas, nous saluons les grandes réalisations du gouvernement de la République ici à Bafoussam et celles qui seront réalisées dans les prochains jours. Nous allons vous prier monsieur le préfet de bien vouloir transmettre au président de la République l’expression de notre gratitude et de notre soutien indéfectible », s’engage Njitack Ngompé Pélé, roi des Bafoussam. Face, à cette principale doléance, le préfet de la Mifi a invité peuple Bafoussam à cesser d’ « être intellectuel pour désormais être intelligent ».

Un seul message

« À l’occasion de notre visite de prise de contact, nous leur avons transmis un message de paix, de travail, du vivre ensemble. Il y’a une insécurité grandissante dans la ville et que les chefs de quartier doivent jouer leur rôle en collaboration avec le conseil régional mis sur pied par l’autorité administrative. Il n’est plus question qu’un chef se mette à dormir sans savoir comment son quartier se couche ou se lève. Ce n’est pas normal qu’il y’ait peut être un cas de vol ou un enlèvement d’un enfant et que deux jours après le chef ne soit pas au courant, c’est inadmissible. C’est le guide de son peuple. Je demande à la population de continuer à être sereine et à travailler d’arrache-pied aux occupations quotidiennes. Les pouvoirs publics doivent faire tout ce qui est à leur possible pour continuer à assurer la sécurité etdavantage encadrer le peuple», lance préfet de la Mifi. Il faut noter que parmi les sacrifices consentis par peuple, il s’engage comme un seul homme à faire de Bafoussam, le bastion du Rdpc. Le faisant ainsi, il espère voir les élites occupées des postes stratégiques dans la sphère de l’Etat. Le retour reste jusqu’à présent absent selon leur revendication. Cette situation peut-elle influencer de manière significative les élections en cette année électorale en défaveur du parti de la majorité ? En attendant, les Bafoussam sont son encore et toujours à la recherche de leur « Moïse ».

Jordan Ngoula(Stagiaire)

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