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Fongang La Fortune et Njimoluh Ngongue Seidou recherchés par la
justice camerounjaise

Rejet des minorités: sexuelles
Fongang La Fortune et Njimoluh Ngongue Seidou recherchés par la
justice camerounjaise

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Rejet des minorités sexuelles
Fongang La Fortune et Njimoluh Ngongue Seidou recherchés par la
justice camerounaise
Ces deux jeunes sont des présumés membres d’une bande d’homosexuels.
Ils pourraient être condamnés à plus de cinq ans d’emprisonnement
ferme. Ils sont par ailleurs menacés par les membres de leur
famille…Et pourraient subir les affres de la justice populaire.
«Je me rappelle de ce jour comme si c’était hier, où tout a basculé
dans ma vie. Après le décès de sa mère au courant du mois de mars 2017, une amie à moi au nom de
Fongang La fortune a été abusée par son beau- père, un certain Bumsung
Evariste,  et expulsée de la maison. Son
seul crime étant sa bisexualité communément appellée vlesbienne. »
Cette déclaration est de Njimoluh Ngongue Seidou. Poursuivi et traqué par
tous, il a décidé de raconter son calvaire à la rédaction du journal
Ndé Infos. Selon lui, l’origine de ses malheurs viendrai de ce qu’il
se serait montré compatissant à l’endroit de son amie, Fongang La Fortune,
notoirement connue bisexuelle. Pour son beau-père, Fongang La Fortune
n’avait pas le droit à la vie. « C’est comme ça, le début de nos problèmes
. Elle m’a fait appel après avoir passée deux nuits
à la belle étoile et refugiée dans un parc. J’étais en mission, c’est
comme ça que je lui ai demandé d’aller rejoindre ma compagne sur
Douala et que dès mon retour, on va en parler et trouver une solution
», raconte Njimoluh Ngongué Seidou. Dès son retour, vu qu’il
connaissait déjà le statut de lesbienne porté par Fongang La Fortune,
elle lui a raconté les affres des disputes avec son beau-père Bumsung
Evariste  au sujet de ses orientations
sexuelles. « Ils ont, me disait-t-elle,   abusé de moi et de ma
petite amie. » Suivant nos investigations, il se pourrait que le
beau-père de Fongang La Fortune, accompagné de ses deux amis,  chacun
à leur tour, ont bastonné avec brutalité les deux filles sous le
prétexte que les relations entre personnes de
sexe opposé étaient les meilleures et qu’ils devaient mettre fin à leur
tendance sexuelle « perverse » avant de foutre à la rue en lui précisant que si sa petite amie et elle venaient à en parler, ils devaient nier et les accuseraient de les avoir trouvé seulement entrain de faire l’amour chez lui et par la
suite, les dénoncer à la police, devant les
tribunaux et leur promettre la mort. C’est ainsi qu’intervient
Njimoluh Ngongue Seidou.  Cet homme compréhensif,  propose donc de
faire sortir du Cameroun Fongang La Fortune pour un pays qui admet ce
statut. Elle, étant d’accord mais n’ayant pas de passeport ,sans argent
vu son engagement, il s’est,

porté garant
de lui faire établir un passeport express de peur que son beau père puisse la
retrouver à son domicile. C’est comme ça qu’elle a rejoint
l’extérieur. Quelques temps plus tard, Njimoluh Ngongué Seidou reçoit l’appel
venant de Bumsung
Celui-ci profère des menaces de ce qu’ il a donné son aide

. Ce beau-père a
indexe Njimoluh Ngongué Seidou comme l’un des homosexuels qui militerait
dans cette mauvaise race d’homosexuels. Il a poursuivi en m’assurant qu’il ferai tout dans ce
pays pour me prouver que les membres de cette secte sont des persona
non grata. Njimoluh Ngongué aurait pris ça à la légère. Quelques temps après, il perd son travail sans motif justifier et une semaine après celui-ci l’appelle de nouveau
pour lui signifier que c’est le début de son calvaire.  « Il a menacé
ma vie , celle de ma femme et de mon fils et a promis de faire disparaitre nos corps après nous avoir tué . Je n’ai pas cru en lui qu’ il allait me tuer.
Il m’a
clairement fait comprendre qu’importe l’endroit où je me trouverais,
il me suivrai et qu’il va finir avec moi et les gens qui ont participé
au départ de Lafortune. J’ai donc contacté Lafortune sur whatsapp. Je lui ai
fait part de la situation elle s’est mise à couler les larmes et
m’ a dit qu’elle etait désolée de ce qui m’arrive et que je devais à
tout prix protéger ma famille », explique
Njimoluh Ngongué Seidou. Il était pris de panique parce que
le beau-père de Fongang La Fortune est une personne influente au pays
Et se dit capable de tout « C’est comme
ça que je quitte la ville de Douala et j’envoi ma femme et mon fils chez ses parents. Étant au village, il abuse des menaces,en me faisant comprendre que je ne pourrai
pas lui échapper et qu’il sait où je me retrouve actuellement et qu’ enfin j’ecoperai
toute la colère qu’il avait envers sa belle-fille. Il me menaçait de
mort et avait également promis de me poursuivre pour complicité
d’homosexualité devant les tribunaux du pays. J’ai également peur que les gens dans mon entourage decouvrent mon implication en faveur de la fuite de Fongang la Fortune, car au Cameroun, les populations stigmatisent les homosexuels. Pour sauver ma tête ,je dois chercher à sortir du pays.Tout ce qui m’ inquiète, c’est ma famille que je laisse. », raconte Njimoluh
Ngongué Seidou.<
Faut-il le souligner, malgré les pressions internationales, le
gouvernement camerounais maintient la sanction pénale contre
l’homosexualité. L’article 347-1 du code pénal en vigueur stipule que
l’homosexualité est punie d’un emprisonnement de six mois à cinq ans
et d’une amende 20 000 à 200 000 FCFA. Elle concerne « toute personne
qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ».Le texte
portant modification du Code pénal, après l’Assemblée nationale, a été
soumis par le gouvernement à la Commission des lois
constitutionnelles, des droits de l’Homme et des libertés, du Sénat.
Laurent Esso, le ministre camerounais de la Justice, Garde des sceaux,
défend bec et ongles le projet de loi, ce qui donne plus de force à la pénalisation de la homosexualité dans ce pays de Afrique Centrale.
Fabrice Mbagnia

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