Accueil Droits Humains Délabrement de l’école publique de Djeleng II /Bafoussam/

Délabrement de l’école publique de Djeleng II /Bafoussam/

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Insécurité et insalubrité multiples et chroniques polluent la vie des enfants

En cette rentrée scolaire certains parents arrivent sur le site de cette école et renoncent d’y inscrire leurs enfants. D’ou sa forte fréquentation par des enfants des parents pauvres, notamment des déplacés internes de la crise anglophones et des membres de la minorité Mbororos.

Ezekiel a environ 10 ans et marche sur une longue distance pour rejoindre chaque matin l’école saint joseph de la cathédrale Bafoussam. Comme de nombreux enfants du quartier Djeleng II, ses parents ont opté le scolariser ailleurs du fait du délabrement de l’école de ce quartier de la commune de Bafoussam IIeme.   En fait, les murs des quatre bâtiments qui constituent les écoles publiques de Djeleng II (A, B1, B2) à proximité du lieu dit Carrefour de l’auberge dans la commune de Bafoussam IIème sont totalement lézardés. En ce jour de rentrée scolaire 2023-2024, quelques enfants (âgés entre 05 ans et 12 ans au rang desquelles des enfants des déplacés internes de la crise anglophones et des membres de la minorité Mbororos) ont répondu présent. Au-delà des murs fendillés de tous les côtés laissent apparaitre de grosses traces de moisissures, depuis environ cinq années déjà, certaines salles de classe n’ont pas de toiture ou présentent une toiture qui s’ouvre à tout vent. Ce qui expose les élèves aux intempéries.

Sa fréquentation par des enfants des parents pauvres

En plus, les femmes qui vendent les denrées alimentaires (des beignets et des sirops fabriqués artisanalement) ne disposent d’aucun certificat d’hygiène et de salubrité. De nuit,  l’une des salles de classe de cette  école sert de dortoir aux trafiquants et consommateurs  de drogues et stupéfiants. Les débris de chanvre indien, des préservatifs sexuels et des mégots de cigarettes font partie du décor de cette salle. En bref, l’environnement interne de l’école publique de Djeleng II, assure l’une des maitresses, n’est pas de nature à favoriser un meilleur encadrement pour les enfants. « Quand il pleut, nous souffrons ; lorsqu’il fait soleil nous nous souffrons également», indique-t-elle.  «Même les enseignants que nous sommes se sentent en insécurité dans cet environnement », confie-t-elle. « De nombreux parents son arrivés pour inscrire leurs enfants et ils sont repartis à cause de l’insécurité et de l’insalubrité des lieux », souligne l’une des  directrices. D’où sa forte fréquentation par des enfants des parents pauvres, notamment des déplacés internes de la crise anglophones et des membres de la minorité Mbororos.

 Construire de meilleures chances d’avenir

 Certains riverains à l’instar de M. Kamogne estiment que L’Etat du Cameroun à travers la Commune de Bafoussam IIeme et l’inspection de l’enseignement primaire et maternelle de l’arrondissement de Bafoussam n’a rien fait pour que le droit à l’éducation des enfants de l’école publique de Djeleng II s’exerce dans de bonnes conditions. Alors que l’éducation est un droit fondamental qui représente les espoirs, les rêves et les aspirations de millions d’enfants et de familles partout dans le monde. C’est le moyen le plus fiable pour permettre aux enfants de développer leur plein potentiel, de sortir de la pauvreté et de se construire de meilleures chances d’avenir. Ce droit est consacré par les articles 28 et 29 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Sur la base de l’égalité des chances, l’enseignement primaire doit être obligatoire et gratuit, et l’enseignement secondaire accessible à tous, dans le respect de la dignité de l’enfant. Sensibiliser les décideurs du monde de l’éducation de base dans l’optique d’améliorer la qualité de l’enseignement et l’acquisition des compétences, via l’implication de la communauté, le soutien à la formation des enseignants et l’apport de matériel scolaire et sur la nécessité de veiller à l’alignement de la nouvelle Stratégie sectorielle pour l’éducation et la formation (SSET) du Cameroun sur l’agenda ODD 4 – Éducation 2030, parait donc impératif. Pour les riverains de l’école publique de Djeleng II, il faut susciter la mobilisation des moyens pour la réhabilitation des infrastructures de cette école et l’encadrement des enfants qui y fréquentent pour leur   assurer un accès équitable à une éducation de qualité pour les filles et les garçons, mais aussi pour les enfants en situation de handicap, marginalisés, ou en situation de crises.

Rendu à la commune de Bafoussam IIème pour savoir les raisons de la négligence de cette école, une collaboratrice du maire mous a fait savoir que des actions allaient être men2es en faveur de la réfection de cette école. Ce justifie la mobilisation des charpentiers sur le site de cette 2cole au moment ou nous allions sous presse. Affaire à suivre…

Guy Modeste DZUDIE

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