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Crise Anglophone: 17 morts selon Amnesty International

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L’organisation de défense des droits humains dénonce les violences policières sur les manifestants indépendantistes.
Le communiqué produit par l’organisation non gouvernementale Amnesty International est sans équivoque. Le message transmis par Sadibou Marong aux hommes des medias parle de 17 morts à la suite de la répression des manifestations organisés par les séparatistes anglophones dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest le dimanche 1er octobre 2017. Rappelons que ce jour des milliers de personnes se réclamant du « Southern Cameroon National Council »(Scnc) sont descendus dans les rues de Bamenda, Ndu, Buea, Mutenguéné et Kumbo en vue de proclamer l’indépendance de ces deux régions. Elles ont eu à faire face aux policiers, militaires et gendarmes déployés par le gouvernement de Yaoundé. Plus de 400 personnes ; selon des sources fiables, ont été interpellées.260 manifestants ont écopé des blessures. Elles souffrent actuellement du manque de soins, apprend-t-on de Franklin Mohwa, un activiste des droits de l’homme.
Indivisibilité du Cameroun
Rappelons également que l’Organisation des nations unies(Onu) est préoccupée par cette crise. Elle a conseillé le dialogue aux parties que son d’une part le gouvernement de la République du Cameroun, et, d’autre part, les leaders séparatistes. Mais survient un obstacle :qui parle au nom des anglophone séparatistes ? Difficile de répondre à cette question. Surtout que Fontem Neba, Paul Ayah Abiné et Me Agbor, identifiés au départ comme des meneurs des revendications sous le label de Consortium semblent ne plus être écoutés. Et pourtant c’est cette organisation qui, courant le mois de novembre 2017 avait enclenché les hostilités en portant sur la table les revendications des enseignants et des avocats anglophones. Ils avaient appelé à une grève générale, puis à des journées villes mortes. Face à la persistance des revendications, les autorités de Yaoundé ont pris un ensemble de mesure dans le sens desdites revendications. La version anglaise du traité de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique(Ohada) a été mise à la disposition des juristes par le ministre de la Justice. Des anglophones ont été spécialement recrutés à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) dans la filière magistrature, des recrutements spéciaux ont été lancés pour enseignants bilingues et bien d’autres. Reste que pour l’instant, les autorités de Yaoundé envisagent d’accentuer le dialogue pour magnifier « le vivre ensemble, le bilinguisme et multiculturalisme », mais, de leur côté, les séparatistes sont déterminés à obtenir leur indépendance. Ce qui pour le pouvoir central est non négociable. Car la Constitution du Cameroun consacre la forme unitaire de l’Etat et proclame son indivisibilité.
Guy Modeste DZUDIE

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