Accueil Economie Coopérative agricole François Mefindja Foka débarqué comme directeur général de l’Uccao

Coopérative agricole François Mefindja Foka débarqué comme directeur général de l’Uccao

8 min read
0
0
277

Notifié d’être admis à faire valoir ses droits à la retraite. Il a résisté. Suite à une session du conseil d’administration tenue ce lundi 04 mars 2019 au siège de l’institution à Bafoussam et présidée par le Sénateur Honoré Djomo Kamga par ailleurs chef supérieur du groupement Bandjoun, il a été prié de faire ses valises. Un audit de sa gestion a été commandé. Pas de prolongation pour Médjindja Foka à la tête de l’Union centrale des coopératives agricoles de l’Ouest(Uccao). Suite à une décision du conseil d’administration tenu à huis clos dans la salle des conférences de ce groupement de coopératives ce lundi 04 mars 2019, le manager a été prié de faire ses valises. Pour l’instant, le nom de son remplaçant n’a pas été rendu public. Le Fo’o Honoré Djomo Kamga n’a pas voulu se prononcer sur la question. Pour lui, le public sera informé des décisions de cette session du conseil d’administration de l’Uccao via un communiqué final. Reste que les choses ne seront pas faciles. Car François Mefindja Foka n’entend pas abandonner. En dépit de la présence de François Etapa, secrétaire général des services du gouverneur de la région de l’Ouest et représentant du gouverneur de la région de l’Ouest lors desdites assises, le directeur sortant de l’Uccao ne s’est pas aligné sur la position du conseil d’administration. Cette instance entend dans les prochains jours commandée un audit de la gestion faite par le Dg sortant en poste depuis le 09 novembre 2004 suite au débarquement de Pierre Nzefa qui avait trôné plus de 11 ans à la tête de l’Uccao. Elle envisage aussi la mise sur pied d’une commission de restructuration de l’Uccao. Car il est question de redynamiser l’Uccao et de pouvoir la rendre compétitive, et aussi question d’apurer de nombreux mois de salaires cumulés par son personnel. Le spectre des arriérés de salaires Plus de 60 ans d’expérience dans la production et la commercialisation du café Arabica et Robusta. Lorsque l’Union des Coopératives de Café Arabica voit le jour le 17 octobre 1958, elle a pour seule mission la vente à l’exportation du café arabica de ses quatre coopératives membres, les fondateurs ne s’imaginaient pas que cet embryon connaîtrait des succès et des mutations aussi profondes. De l’Union des Coopératives de Café Arabica, l’UCCAO est en effet devenue en 1978 l’Union Centrale des Coopératives Agricoles quand fût décidée la diversification de ses activités, et ce afin que soit conservé le nom commercial UCCAO qui avait déjà imprimé ses marques sur les marchés mondiaux des cafés. Depuis 1978, la maîtrise de la commercialisation de deux des principales sources de devises du Cameroun que sont le café et le cacao contribuera à établir la notoriété de cette entreprise de paysans sur le plan national et international. Partenaire de l’Etat aussi dans différents programmes de vulgarisation et de recherches agricoles avec qui des protocoles et des conventions sont signés, l’UCCAO dispose à cet effet de deux fermes agricoles à Bafolé dans le Noun, et à Bangang Fondji dans le Koung-Khi.La crise économique des années 1980-1990 intervient, puis l’Etat libéralise aussi bien la filière des produits de base que le mouvement coopératif. L’UCCAO en prend en coup. Ses réserves s’effondrent, l’esprit de groupe s’émousse. L’Union traverse des vagues. Cette situation ne lui est pas propre d’ailleurs; mieux que beaucoup d’autres entreprises, elle résiste et persiste même sur la voie de la diversification de ses activités et a foi en son avenir. Mais ses projets sont plombés. D’importants travaux pour l’amélioration du niveau de vie des paysans tels électrification rurale, aménagement et mise en valeur des bas-fonds, hydraulique villageoise, construction des écoles, des centres de santé, des ponts et ponceaux, ouverture et entretien des routes et pistes rurales sont inachevés. Sous François Mefindja Foka, l’Uccao essaye de revivre. Elle est aujourd’hui une société multidimensionnelle, traitant dans les cafés, et le cacao qu’elle vend à l’exportation. Elle est également promotrice d’une société anonyme de transformation de jus de fruits, lesquels fruits sont pour l’essentiel cultivés dans sa ferme de Bafolé. Mais des tableaux sombres demeurent quant à la gestion de cette structure : des projets inachevés ou mal conduits et des employés qui enchainent sur des années des arriérés de salaires. Guy Modeste DZUDIE

Plus d'articles similaires
Plus de Modeste
Plus dans Economie

Laisser un commentaire

Check Also

Dénonciation : Amnesty International épingle le gouvernement Camerounais pour 130 disparus à l’extrême-nord

AMNESTY INTERNATIONAL ANNONCE MÉDIAS 9 MARS 2020 Cameroun. Cinq années d’angoisse pour les…