Accueil Politique Conférence conjointe des sections Rdpc: La crise anglophone comme socle de cohésion et d’unité à Bazou

Conférence conjointe des sections Rdpc: La crise anglophone comme socle de cohésion et d’unité à Bazou

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Le ministre Mbwentchou, l’honorable Fréderic Djeuhon, Colbert Tchatat et autres se liguent contre les sécessionnistes et appellent à l’unité, d’abord dans les rangs du Rdpc.

«Comment accepter que dans un contexte de relance les villes mortes soient décrétées pour anéantir les efforts de relance de l’économie camerounais ? Comment accepter que les équipements et les infrastructures soient détruits au nom des revendications politiques ? Il temps de lever nos voix pour dire que le Cameroun est un et indivisible ?»Cet extrait du discours de Jean Claude Mbwentchou, ministre du Développement urbain et de l’habitat et élite politique du Ndé, correspond à une problématique qui interpelle la majorité des cadres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans la région de l’Ouest. Sans ambages, le ministre Mbwentchou se ligue contre les initiateurs de la contestation anglophone et les sécessionnistes. Clobert Tchatat, chef de la délégation permanente du comité central dans le département du Ndé a pris la parole pour abonder dans le même sens. Fréderic Djeuhon, responsable de la séquence de formation qui a prévalu durant les travaux de cette conférence conjointe a pris la parole pour rappeler qu’il est important que tous les militants regardent dans la même direction. Tous les cadres du Rdpc à Bazou optent pour la résolution grâce au dialogue de cette crise anglophone. Mais ils tiennent également au respect de l’autorité de l’Etat qui ne va pas sans usage de la force en cas de perturbation de l’ordre public. Et son de cloche pas uniforme à l’Ouest.

Daniel Kemadjou

Car par exemple, le chef supérieur Bamendjou est contre la radicalisation des positions et la militarisation des options face aux tensions sociales et revendications sécessionnistes. Il fait appel à la mémoire de Daniel Kemadjou, défunt chef supérieur Bazou et ancien président de l’Assemblée législative du Cameroun. Jean Rameau Sokoudjou, chef supérieur Bamendjou à l’Ouest et président national du Syndicat national des planteurs du Cameroun (Synapcam) ne cache point sa désolation face au pourrissement de la crise sociale et politique qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis plus d’un an déjà. « Suite aux émeutes de la faim en février 2008, j’ai initié une série de rencontre pour juguler de telles crises au Cameroun. Avec le groupe des patriarches, nous nous sommes réunis plus de quatre fois et avions proposé au chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya des voies et moyens pour réconcilier les camerounais à travers le dialogue et la concertation nationale. Le 30 avril 2008 s’est tenu la première réunion de cette instance dans ma chefferie à Bamendjou et le 05 juin de la même année, nous nous réunis à Buea pour élaborer des propositions pour le « vivre ensemble » qui ont été transmises à la Présidence de la République en date du 20 du même mois.  Mais les propositions transmises n’ont jamais eu de suite», discourt-t-il. Il est autant sérieux dans son propos qu’il fait savoir que pendant de nombreuses années, il s’est engagé pour pacifier le peuple. « En 1962, en compagnie de Victor Kanga, Daniel Kemajou, Pierre Neyim, je me suis engagé à faire revenir la paix dans la ville de Douala. Les Sénateurs, les députés et les maires, et même plusieurs chefs traditionnels du Cameroun, ne jouissent pas de légitimité populaire. Ils ne sont pas crédibles pour diriger convenablement le peuple et les amener à la paix », défend-t-il.

Guy Modeste DZUDIE

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