Accueil Politique Cameroun, Dérive humanitaire autour de la crise anglophone : Des blessés ne savent où se faire soigner et souffrent cruellement

Cameroun, Dérive humanitaire autour de la crise anglophone : Des blessés ne savent où se faire soigner et souffrent cruellement

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L’alerte est lancée par Franklin Mohwa, leader du Ffci. Il parle de plusieurs dizaines de morts-ce qui reste à prouver-, de 400 personnes interpellées et de 260 blessées.

Selon des informations recueillies par Franklin Mowha, président du Frontline Figthing For Citizen Interests(Ffci), le bilan des événements survenus le 1er octobre 2017 est lourd dans les deux régions anglophones du Cameroun (Nord-Ouest et Sud-Ouest). Des manifestants sont sortis dans les rues pour revendiquer l’indépendance de cette partie de la République du Cameroun. Mais malheureusement, ils se sont heurtés à la résistance des forces militaires déployés par le gouvernement de Yaoundé. Le Ffci parle de plusieurs dizaines de morts-ce qui reste à prouver-, de 400 arrêtés et de 260 blessés. Des hommes et des souffrent qui souffrent faute de soin. Car à cause  des actes de violence, le personnel médico-sanitaire, craignant pour sa sécurité, a déserté les formations hospitalières. « Les hôpitaux publics comme privés ne sont pas opérationnels. Les blessés qui y sont transportés sont abandonnés à eux-mêmes. Nous pointons un doigt accusateur qui refuse de s’occuper des manifestants du fait de leur engagement dans la contestation », fulmine Franklin Mowha.  Ce défenseur des droits humains dénonce le fait que plusieurs manifestants ont été interpellés et transférés en direction de Yaoundé. « Les populations sont sortis pour manifester pacifiquement, mais elles ont subi les violences des forces de police. Des tirs de gaz lacrymogène ont été balancés en direction de la paroisse de l’église catholique de Bambui le dimanche 1 er octobre dernier. Des femmes et des enfants venus suivre la messe ont été intoxiqués. C’est inhumain », soutient-il. Mais les défenseurs du pouvoir de Yaoundé, notamment le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, fait savoir que les forces de police travaille suivant les normes pour maintenir l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens. Ce qui fait que la machine répressive n’est activée que vers ceux qui portent atteinte aux lois républicaines, notamment la Constitution qui consacre la forme unitaire de l’Etat.

Guy Modeste DZUDIE

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