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IMPOTS : Luc Désiré Nkono épingle le recteur de l’université de Dschang

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Le Pr Roger Tsafack Nanfosso conteste  le redressement fiscal de son institution suite au controle mené par le Centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) de Bafoussam. le recteur doit payer pour 1 milliard 700 millions de Fcfa.

Les relations entre Luc Désiré Nkono, chef de centre regional des impôts de l’Ouest, et le Pr Roger Tsafack Nanfosso, recteur de l’université de Dschang, ont pris une tournure conflictuelles ces derniers mois. Surtout que la direction générale des impôts(Dgi) à Yaoundé a récemment débouté le recteur de l’université de Dschang, le Pr Roger Tsafack Nanfosso qui s’était plaint au niveau du service central des contentieux fiscal, au motif qu’il ne se trouve pas dans le bon droit en contestant la somme de 1 milliard 700 millions de francs Cfa que cette institution devrait verser dans les caisses de l’administration fiscale suite à un contrôle mené dans cette institution courant 2017 par les éléments du Centre des moyennes entreprises de Bafoussam.

Des sources introduites, sur quatre exercice, depuis 2013, l’université de Dschang a violé plusieurs procédures dans le cadre du règlement de ses exigences vis à vis de l’administration fiscale. C’est que, les inspecteurs vérificateurs du Cime-Bafoussam font savoir dans leur rapport que l’institution publique chargée de l’enseignement supérieur n’a pas reversé dans la caisse des impôts les retenus de taxe sur la valeur ajoutée, Tva, et autres taxes, prélevées chez ses fournisseurs ou prestataires.

Ce qui fait que ça cause un sérieux gap au niveau des performances du Centre régional des impôts de l’Ouest en terme de mobilisation des recettes fiscales. »Avant l’université de Dschang versait prés de 120 millions dans les caisses de l’administration fiscale à l’Ouest. Maintenant, l’on se trouve à un niveau de recette chiffré à 20 millions Fcfa », souffle une source  proche du dossier. Mais au niveau de l’université de Dschang on se croit dans le bon droit. Et l’on compte se pourvoir auprès du juge administratif au cas où, le chef du centre régional des impôts de l’Ouest qui a chapeauté cette mission menée par le Cime, poursuit avec cette volonté de redressement manifeste contre l’université de Dschang. Cette déploiement allonge la liste des ennemis de Luc Désiré Nkono au sein de la société civile ou du ghotta politico-administratif dans la région de l’Ouest.

Car courant les mois de novembre-décembre 2017, le collectif des vendeurs des pièces détachées a chargé Luc Désiré Nkono aprés du gouverneur de la région de l’Ouest pour des » actes non civilisés » posés par un certain Soua Bekono. Avant c’était les maires des communes d’arrondissement de Bafoussam qui trouvaient que la campagne de recensement  en vue de l’élargissement de l’assiette fiscale à l’Ouest et initiée par le chef de Centre régional des impôts de l’Ouest jouait contre le niveau de recette  de l’impôt libératoire au sein de leur commune respective. La guerre engagée par Luc Désiré Nkono contre le diocèse de Bafoussam courant le mois de septembre 2017 revient dans les esprits.

Annoncé dans un short list pour remplacer Modeste Mopao à la tête de l’administration fiscale au Cameroun, le chef de centre régional des impôts de l’Ouest  était accusé, courant le mois de septembre 2017, d’harceler fiscalement les établissements du diocèse de Bafoussam. Interpellé par le gouverneur de la région de l’Ouest suite à la correspondance adressée par le clergé au Premier ministre, l’inspecteur des impôts dit avoir agi conformément à la loi…Luc Désiré Nkono semblait ainsi retrouver un air de sérénité suite au dernier mouvement au sein de l’administration fiscale à l’Ouest.

La sanction administrée à l’égard d’Alexis Tonga, relevé des fonctions de chef de centre des impôts des moyennes entreprises (Cime) de Bafoussam et suspendu de l’administration fiscale par le ministre des Finances (Minefi) sonnait alors comme une mise à l’écart d’un caillou dans la chaussure du chef de centre régional des impôts de l’Ouest. Signalons que le nouveau chef Cime à Bafoussam s’appelle Pietol, ancien cadre à la Dge à Yaoundé. Reste que les sanctions infligées à Tanga Awono qui se comportait comme « un chef de centre régional adjoint » au point de porter main sur Moussa Nassourou courant mars 2017   permettaient à Luc Désiré Nkono de se débarrasser d’un « courtisan zélé et hautain ». Car son « protégé» avait été suspendu pour une période de deux mois et relevé de ses fonctions. Faut-il noter qu’également, Moussa Nassourou a été relevé de ses fonctions de chef de la brigade des contrôles et vérifications au Cime Bafoussam puis blâmé par le Minefi.  Et Luc Désiré Nkono est resté indéboulonnable. Malgré la forte adversité!

Ce qui conforte la position de certains analystes qui voient la région de l’Ouest comme une porte d’entrée…pour la conquête des postes de responsabilité au sein du pôle central de l’administration fiscale. On connait l’histoire de l’inspecteur Mbita après avoir quitté l’Ouest…Reste que Luc Désiré Nkono serait sur la short list pour remplacer Modeste Mopao critiqué par certains pontes du régime à cause de l’austérité des mesures prônées pour moderniser l’administration fiscale au Cameroun. Le débat se poursuit…sur sa réussite et son échec…Mais les protagonistes à la succession ne se fatiguent point. Les lobbies Mbamois pensent que Luc Désiré Nkono pourrait bien faire l’affaire.  En tout cas, Booto A Ngon est passé par là.

A la quête d’une promotion…

Mais la confrontation engagée entre lui et le diocèse de Bafoussam via cette correspondance de Monseigneur Watio qui l’accusait de menacer de fermeture les écoles et collèges catholiques pour non paiement de certains impôts aurait contribué à renforcer sa réputation dans le sérail. Il s’agissait notamment de la taxe foncière sur les résidences des cadres ou des impôts sur les ouvrages  produits dans les centres de formation et destinés à la vente. En fait, invité le jeudi 14 septembre 2017 pour une communication publique lors de la sectorielle de la délégation régionale du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle à l’Ouest, Luc Désiré Nkono avait  été explicite : pour lui, l’impôt ne connait pas de moral.

Tout ce qui est rentable est imposable. Il avait précisé que les bâtiments scolaires et les églises ne sont pas imposables parlant de taxes foncières. Mais pour lui, les ouvrages logés dans les campus et générant des revenus ou certains de résidence des cadres sont assujettis. Mais le clergé catholique n’entend pas baisser les bras…Surtout que de nombreux dossiers sales sombrent dans les tiroirs de l’administration fiscale à l’Ouest. On se demande bien à quel niveau se trouve la procédure enclenchée contre une certaine Jasmine suspendue pour avoir détourné 120 millions des caisses    des timbres au niveau de l’émi-émigration de Bafoussam. Mme Essama est aussi accusée d’avoir détourné 7 millions de francs Cfa….et on attend la suite réservée à cette affaire. Ce sont des procédures qui interpellent la responsabilité de Luc Désiré Nkono. Car les forfaits en question ont été commis sous son règne comme chef de centre régional des impôts de l’Ouest.

Guy Modeste DZUDIE

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