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Cameroun, Bafoussam : la pollution des ordures ménagères s’amplifient

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Les populations étouffent. Les ordures attendent les agents en charge du ramassage, de la collecte des ordures depuis plusieurs semaines dans plusieurs quartiers

Dans la ville de Bafoussam, les populations respirent désormais des odeurs insupportables. Pour cause, le quotidien est partagé entre les odeurs nauséabondes, les souris, les mouches et les moustiques ayant élus domiciles dans les bacs à ordures. Sur les rues principales de la ville, la situation est loin d’être inquiétante. A l’observation, les poubelles sont vidées à un espace de temps régulier. Cependant, il faut se rendre dans les rues secondaires pour vivre une autre réalité. D’un endroit à l’autre, les ordures ménagères attendent les agents de la société en charge du ramassage, de la collecte et du traitement de ces déchets. Au quartier Djeleng 3, non loin de la direction régionale de la société d’hygiène et de salubrité du Cameroun (Hysacam), précisément au lieu-dit « entrée marché C », un tas d’ordures obstrue la rue sur l’œil impuissant des commerçants installés derrière les comptoirs. Approché de ces ordures, ce sont les mouches qui vous offrent « un concert » tout à fait particulier. Pendant que les moustiques et les souris vont font quelques mimiques, les odeurs nauséabondes vous dégoûtent. A quelques pas de là, on note la présence d’une montagne d’immondices sur le regard inquiet des populations. « Nous ne savons quoi faire. Je suis allé à la direction d’Hysacam signaler cette absence du ramassage des ordures il y’a plus de trois semaines. Ils n’ont assuré qu’ils vont passer. Jusqu’à présent, rien n’est fait. Nous sommes étouffés. Les mouches par-ci, les souris par-là. Il faut que les autorités fassent quelque chose. Nous risquons les maladies diarrhéiques », regrette Solange Monthé, habitante du quartier Djeleng 3.

Si au lieu-dit « Antenne Télé » le tas d’ordures qui jonchait la rue depuis un mois selon les dires des populations riveraines a été ramassé, les habitants du quartier Kamkop continuent à attendre les camions Hysacam. Dans cette zone, trois points de dépôt d’ordures interrogent. Au lieu-dit « Cco », la situation est alarmante. La particularité ici, c’est que les ordures ornent la rue sur une distance de plus de 10M. Le bac à ordure présent en ce lieu est couvert par les déchets ménagers.Malgré ce non ramassage des déchets, les ménages ne cessent y verser les ordures. Au lieu-dit « mission catholique », ou à la vallée « Scs », les tas d’ordures accompagnent les vendeurs des produits viviers de toute nature. « Nous sommes obligé de partager nos journées avec les odeurs nauséabondes. Nous ne pouvons faire autrement. C’est ici que nous vendons tous les jours. On ne respire plus. Nous sommes exposés aux maladies », regrette Paul Tsatchou, vendeur. Dans certains quartiers, c’est depuis un mois que cela dure. Dans d’autres, les populations ne se souviennent des derniers klaxons des camions de cette société. Malgré l’absence des camions d’Hysacam dans la ville, les tas d’ordures augment de volume au fur et à mesure que le temps passe. Face à cette situation, beaucoup d’autres points de dépôt d’ordures se créent sur le regard impuissant des populations. Dans la foulée, les ménagers ne cessent d’exprimer leur douleur sans suite favorable auprès des autorités de la ville. Certains prennent des précautions dans le but d’éviter la montée des déchets dans les rues. « Nous avons décidé de créer les problèmes à ceux qu’on pourra surprendre en train de verser les ordures à cet endroit. Chacun doit désormais garder ses ordures chez soi afin d’attendre l’arrivée des camions d’Hysacam avant de les sortir. Nous sommes étouffés au quotidien surtout en cette saison de pluie », déclare une femme au ménage. Selon une source en service à Hysacam-Bafoussam, la société dispose de moins de camions de ramassage après le retour de certains pour renforcer les grandes villes. A sa direction de Bafoussam, on note la présence de cinq camions en pannestationnés. Cette situation serait la cause principale du non ramassage régulier des ordures, apprend-on. Toutefois, en attendant la reprise des activités d’Hysacam de manière régulière dans la ville de Bafoussam, certains ménages pensentdéjà à des nouvelles méthodes de gestion des ordures ménagères.

Jordan Ngoula(Stagiaire)

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